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On dirait qu'ça pleut

On dirait qu’ça pleut
On dirait, on dirait qu’ça pleut bien
On dirait qu’ça pleut
On dirait, on dirait qu’ça pleut bien

Mais ça pleut quoi ?
Ça pleut de la joie
Ça pleut ici, ça pleut chez moi
Qui l’eut cru ? Moi je le crois
Elle est venue, jusqu’à mon toit… Ouais

On dirait qu’ça pleut
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Au café de l'ancre noire

Je cherche mon chemin. Je n’ose plus demander aux quelques personnes que je croise désormais à cette heure de la nuit, il fait froid, un vent glacial souffle sur mon visage provoquant quelques larmes sous mes joues et des tremblements sur ma peau. Vous m’avez écrit « Rendez-vous au café de l’ancre noire. 21h. Ne soyez pas en retard ». Je vais être en retard. Je me suis perdue dans cette ville que pourtant je croyais si bien connaître. Serez-vous toujours là lorsque je trouverai enfin l’adresse ? Si je la trouve... Je me suis rendue au pied de l’ancre noire. J’étais en avance, 20 minutes de marge pour prendre le pouls du lieu, m’assoir à une table, scruter l’entrée et tenter de deviner votre visage que je ne connais pas sur chaque personne qui poussera la porte de l’entrée. J’avais tout prévu. Ou presque. Une fois sur les lieux, point de café ! Une vitrine, de vieilles maquettes de gréement, beaucoup de poussière, un rideau baissé qui ne semblait pas avoir bougé depuis des générations…

Regarde s'il pleut aux cieux

Regarde regarde l’homme garde S’il charge s’il parle S’il pleut Regarde regarde l’home phare Seule chance seule lance S’il peut
Regarde regarde le chaume pare Le toit tangue le soi langue Si peu Regarde regarde la paume liane Elle change elle danse Si feu
Fuit donc l’avare Ouvre celui Le lieu Luit l’onguent l’amarre Trouve le puits Le pieu
Suie ronde sans fard Fourre l’étui Au mieux Bruit monde trop tard Sourde cette pluie Aux cieux

Fanfreluche et autres amabilités

Fanfreluche du temps Dans tes yeux
S'effiloche le vent Quatre cheveux
Chevauchent la sente Sous les cieux
Dans tes yeux Affables
Quatre cheveux Affublés
Et des cieux Fabuleux


Laissez vous aller

N'ayez pas peur du bonheur
Il n'existe pas
Ni ci, ni ailleurs

Nous allons mourir demain
Ne dites plus rien
Le bonheur conjugal
Restera de l'artisanat local

Laissez vous aller
Le temps d'un baiser
Hmm, je vais vous aimer

Le trésor n'est pas caché
Il est juste là
A nos pieds, dévoilé
Il nous ferait presque tomber

C'est dommageable qu'on ne vive
Qu'une seule fois
C'est le temps d'une joie
Qui s'offre comme vous à moi

Laissez vous aller
Le temps d'un baiser
Hmm, je vais vous aimer

Un peu de sel, dans la mer
Ne changera rien
On s'adore, on s'enterre
On trouve une main et on serre

N'ayez pas peur du bonheur
Il n'existe pas

Laissez vous aller
Le temps d'un baiser
Hmm, je vais vous aimer...

Laissez vous aller
Le temps d'un baiser
Hmm, je vais vous aimer

Berry, Le bonheur

Tu sais, j'espère

Tu sais, moi je rêve
Etre neuve, demain
Dans le vent, être sève
Et veuve des chagrins
Souvent, je rêve aussi
D'ailleurs, ou d'autre chose

Je rêve que je suis
Ecorce, que mon parfum abreuve ton cœur
De roses
De roses

Et tant pis, si je nage
A contre-courant
Et tant pis si je cours
Trop vite souvent
Si j'enrage
Dans les forêts nues
Où Novembre nous perd
Et tant pis
Tant pis si j'orage

Tu sais, j'espère

Je prie en secret
Un messie inconnu
Et j'oublie que les blés
Jamais, n'en ont connu
J'appelle à la rescousse
L'enfance où, tout sommeille
J'appelle mes soleils
Je danse, pour qu'en moi
Jamais ne s'émousse, la joie
La joie

Et tant pis, si je nage A contre-courant Et tant pis si je cours Trop vite souvent Si j'enrage Dans les forêts nues Où Novembre nous perd Et tant pis Tant pis si j'orage
Tu sais, j'espère

Tant pis, Raphaële Lannadère